Harcèlement et violences dans le sport : classement sans suite d’une plainte visant l’entraîneur de l’AS Monaco water-polo
Le Parquet général de Monaco a décidé, le 16 octobre 2026, de classer sans suite la plainte déposée contre l’entraîneur de l’AS Monaco water-polo pour des faits allégués de harcèlement et de violences physiques sur un joueur mineur.
Après plusieurs mois d’investigations, le ministère public a estimé que les faits dénoncés ne caractérisaient pas suffisamment une infraction pénale pour justifier l’engagement de poursuites.
Tom Bonnifay, avocat de l’entraîneur, est revenu sur cette décision dans les colonnes de Nice-Matin et lors d’une intervention sur TV Monaco.
https://videos.tvmonaco.com/content/lactu-journal-du-16102026
L’enquête avait notamment comporté l’audition de nombreux témoins et l’examen des accusations portées contre l’entraîneur.
Cette affaire pose une question délicate, particulièrement présente dans le sport de haut niveau : où se situe la frontière entre l’exigence sportive, l’autorité de l’entraîneur et les comportements susceptibles de recevoir une qualification pénale ?
La discipline, la rigueur et l’intensité des entraînements ne sauraient, à elles seules, caractériser une infraction. Elles ne dispensent pas davantage d’examiner les comportements dénoncés au regard des textes applicables.
Le classement sans suite ne constitue pas une décision juridictionnelle de relaxe. Il signifie qu’au terme des investigations, le ministère public n’a pas estimé les éléments réunis suffisants pour engager des poursuites.
Une distinction importante dans des affaires où les accusations peuvent avoir des conséquences professionnelles et personnelles considérables, indépendamment de leur issue judiciaire.
Source : Sacha Tisic, Nice-Matin, 16 octobre 2026, « Classement sans suite pour le coach de l’ASM water-polo mis en cause ».